Eric
FEUNTEUN
Directeur du CGEL, Directeur d'études cumulant EPHE, Professeur MNHN
Thèmes : Biodiversité - Ecologie - Conservation - Ecosystèmes marins
Researchgate : https://www.researchgate.net/profile/E-Feunteun
Les écosystèmes d’interface entre la terre et la mer, comptent parmi les plus productifs de la planète. Ils sont considérés comme des points chauds de biodiversité qui jouent un rôle essentiel pour le cycle biologique de nombreuses espèces résidentes ou migratrices. Aussi les milieux côtiers rendent de nombreux services écosystémiques de production (pêche, aquaculture, chasse), de régulation (habitats écologiques essentiels pour de nombreuses espèces d’intérêt commercial et patrimonial) et culturels (aménités liées à la qualité de vie, valeurs des paysages et de la biodiversité). Il en résulte une très forte attractivité de ces territoires littoraux vis à vis des populations humaines qui progresseront de près de 20% dans les 30 prochaines années. Dans le même temps, l’élévation du niveau des mers, le réchauffement des eaux et les changements de régimes océanographiques, dont les actions conjuguées ont déjà des effets mesurables, provoqueront des changements importants sur la répartition des espèces et le fonctionnement des écosystèmes côtiers au même que les services qu’ils rendent. Dans ce contexte, mon action scientifique s’organisera suivant 3 axes principaux :
- Analyser la connectivité entre les habitats. Les travaux porteront notamment sur l’analyse de la migration et dispersion des poissons entre les habitats qu’ils utilisent au cours de leur cycle biologique, pour définir le niveau de dépendance des différentes espèces vis à vis des milieux côtiers.
- Caractériser l’organisation de la biodiversité à différentes échelles d’espace et de temps en ayant notamment recours aux technologies innovantes en imagerie (optique, laser, acoustique) avec différents moyens d’investigation (plongée, LiDAR aéroporté, campagnes embarquées).
- Retracer les flux d’énergie entre écosystèmes, habitats et organismes au travers l’analyse des réseaux trophiques en ayant notamment recours aux marqueurs environnementaux tels les isotopes du carbone de l’azote, les polluants organiques et métalliques et les acides gras pour caractériser la nature des réseaux trophiques et dresser des scénarios de réponse aux changements prédits.